Superbe dessin de l'école de Barbizon circa 1860 réalisé au crayon gras sur papier.
Signé en bas à gauche "TH.ROUSSEAU", annotation à déchiffrer en bas à droite "Le ??"
Représentation d'arbres au bord d'un étang.
La feuille présente des manques dans les angles inférieur et supérieur côté droit,
sans aucun préjudice pour le dessin, en excellent état.
Dimensions : 19 x 24,5 cms (avec cadre d'origine à repeindre 27 x 32 cms)
Vieille étiquette au verso du cadre "Bordures pour tableaux, encadrements, dorure miroiterie,
L.PREAUBERT, 27 rue du calvaire Nantes"
Mes recherches pour l'authentification du dessin m'ont amené à ces éléments :
-La signature, spontanée, correspond en tous points à l'une des signatures référencées utilisées par Théodore
ROUSSEAU (1812-1867), l'un des maîtres fondateurs de l'école de Barbizon
-Une oeuvre proche de ROUSSEAU "Le pont sur une rivière" a été vendue 1400 euros à Zurich le 21-09-2007
A titre de comparaison, j'ai inséré dans les photos jointes une représentation de ce dessin (numérotée 1)
-Le musée du Louvre possède un dessin "troupeau de moutons dans un pâturage" de Théodore ROUSSEAU
présentant une délimitation similaire (traits bordant le dessin et encadrant celui-ci)
Là aussi, j'ai inséré (numéroté 2) une photo du dessin conservé au Louvre.
N'hésitez pas consulter mes autres objets en vente (album de dessins de 1885, huile de Georges HERVY,
dessin du XVIIIème...), les frais de ports sont réduits en cas de plusieurs achats.
MISE EN VENTE PENDANT 3 JOURS SEULEMENT
BONNES ENCHERES !
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BIOGRAPHIE (Source Wikipedia) :
Étienne Pierre Théodore Rousseau, plus connu sous le nom de Théodore Rousseau, né le 15 avril 1812 à Paris, mort le 22 décembre 1867 à Barbizon, est un peintre français, fondateur de l'école de Barbizon. Il se revéla comme un observateur consciencieux de la nature à toutes les époques de l'année. Sa facture resta très laborieuse et fort proche de l'enseignement traditionnel souvent avec des repentir et des repeints sans cesse renouvelés.
Théodore Rousseau fut un artiste à la fois admiré et méprisé en son temps. Son art est complexe à définir. Il possède à la fois un caractère réaliste par sa volonté de peindre la nature telle qu'elle se présente à lui et romantique parce qu'il vise à fusionner avec la nature.
Le but de Rousseau était de « fouiller le visible ». Pour ce faire il s'enfonçait dans les profondeurs de la nature ,choisissait un motif et l'observait durant de longues heures de manière à l'imprimer durablement dans sa mémoire . Puis il exécutait des esquisses et réalisait l'œuvre définitive, de mémoire , en atelier. Théodore Rousseau s'est attaché à représenter « tout ce que la nature contenait de germinations étranges ». Dans son œuvre, l'arbre y occupe une large place. Tout au long de sa carrière, il a multiplié les esquisses d'arbres notamment en forêt de Fontainebleau. Il était considéré comme un « anatomiste » de l'arbre. Mais bien plus qu'un exercice académique, l'arbre revêt chez lui une symbolique particulière. Il est l'incarnation de la continuité de la vie. La représentation de la lumière fut son ambition. Mais elle est à l'origine de tous ses tourments. Elle devient rapidement une obsession à tel point que Rousseau multipliera les recettes picturales pour tenter de la rendre. Théodore Rousseau est ainsi l'un des premiers paysagistes à représenter la lumière tombant à la verticale. Perpétuel insatisfait, il multipliera les expériences picturales et retouchera ses œuvres non sans les détériorer. L'utilisation du bitume, qui apparaît dés 1839 dans la "descente de vache", est l'une des causes à l'origine de la détérioration de nombreuses toiles de Rousseau. Selon son biographe, Alfred Sensier, ce serait sur les conseils de Scheffer, qu'il employa ce mélange d'huiles grasses et de couleurs bitumeuses qui eurent des conséquences désastreuses sur sa peinture.
La place de l'homme dans l'œuvre de Rousseau a suscité beaucoup d'interrogations. S'il n'est pas totalement absent dans ses peintures, il y occupe une place infime. Selon Sensier, en réduisant la présence de l'homme à une tache de couleur, Théodore Rousseau a voulu souligner la « pathétique impuissance de l'homme face à l'immensité de la nature qui l'entoure ».
La reconnaissance officielle de Rousseau vint le 1er avril 1848, lorsque Jean Ron et Charles Blanc se rendirent, en un geste symbolique, dans l'atelier de Dupré et de Rousseau pour leur commander deux œuvres. Théodore Rousseau exécuta Lisière en forêt de Fontainebleau, soleil couchant (Louvre), une œuvre plutôt classique et quelque peu théâtrale dans sa composition. Dès 1849, il renoua avec le salon. L'année 1852 fut celle de la consécration pour le peintre : il exposa au salon " Groupe de chênes à Apremont" et reçu la légion d'honneur, reconnaissance suprême pour un artiste. Enfin il s'investit dans la lutte contre l'abattage des arbres qu'il qualifia de « carnage » ou de « condamnation à mort ». Rousseau avait déjà dénoncé ce phénomène dans le massacre des innocents en 1824 (Mesdag, La Haye). Il va susciter chez les artistes un intérêt pour la forêt de Fontainebleau.
Très imprégné par une vie simple dans laquelle il côtoie par exemple de nombreux paysans et travailleurs de la forêt, son œuvre est caractéristique d'un courant réaliste qui sera la marque principale de l'école de Barbizon. Il est parfois considéré, avec certains de ses amis, comme un précurseur de l'impressionnisme.
Quelques œuvres
- Vue du bassin de Paris et du cours de la Seine (1833)
- Foret de Compiègne (1833)
- la Lisière d'un bois coupé (1834)
- Descente de vaches dans le Haut-Jura (1835)
- Sous les hetres ou le Curé (1842)
- l'Allée de châtaigniers (Musée du Louvre)(1849)
- la Lisière d'un bois (1849)
- Terrains d'automne (1849)
- l'Entrée du Bas-Bréau (1850)
- le Village de Barbizon (1850)
- le Paysage après la pluie (1852)
- les Gorges d'Apremont
- le Carrefour de l'Épine (1857)
- le Bornage de Barbizon (1859)
- le Chêne de roche (1861)
- Clairière dans la haute futaie (1863)
- Coucher de soleil sur la forêt (1866)
- Le soleil couchant près d'Arbonne (1868)
- Une aventure, forêt de l'Isle-Adam" (1839)